Gaetan Gobbels observe Ophélie Wu
Elle est curieuse, ma voisine Ophélie Wu. Je la vois souvent
dans la rue ou parfois on rentrait à la même heure.
Il y a quelques choses curieuses de cette femme. On a parlé
seulement deux ou trois fois dans les escaliers mais elle m’intéresse.
Je sais qu’elle habite ici à Paris depuis son enfance, elle a même
un accent parisien, mais elle est Chinoise. D’où viennent
ses parents ? Je la trouve très belle c’est sûr.
Ses yeux sont vraiment beaux mais il me semble qu’il y a une tristesse
derrière son regard. Peut-être
qu’elle a perdu quelqu’un de très
proche, je ne sais pas.
Parfois je la vois au café au coin de l’immeuble. Quand je
la vois elle est toujours en train de lire. Je n’ai aucune idée
comment quelqu’un peut lire comme Ophélie. Chaque fois
que je la vois, elle a un livre différent. Ce sont toujours des
livres policiers. Je suppose que, comme moi, elle cherche un moyen
d’échapper à sa vie. Une fois j’ai vu Ophélie
au café et comme j’aime observer les gens je l’avais observée.
Elle ne le savait pas bien sûr parce qu’elle lisait. Elle lit
avec beaucoup d’expression. Son visage change
après chaque page. On voit
quand il y a du suspense parce qu’elle mord tout délicatement sa
lèvre. Elle est très amusante, je trouve.
Elle travaille beaucoup, ma voisine. Elle est médecin si je
me souviens correctement. Elle travaille à toute heure de
la nuit. Je l’entendais bien sûr parce que je ne dors pas beaucoup.
Elle est médecin mais de quel type ? Est-elle chirurgienne
ou pédiatre ? Quand je la vois rentrer tard elle a l’air très
fatiguée. Je ne pense pas qu’elle soit une femme normale.
Elle ne cuisine pas, et elle mange au café souvent. Elle est
toute à sa carrière. Je me demande si elle aime sa
vie de célibataire. Elle est une dame d’un certaine âge
et elle n’a pas encore d’enfants.
Alors, elle n’a pas d’enfants mais elle a deux oiseaux qui m’énervent.
Ils font du bruit tout le temps. C’est impossible que deux oiseaux
fassent autant de vacarme. Ils sont petits mais mon Dieu !
Ils puent ! Ce n’est peut-être pas très évident
mais moi j’aime mon appartement propre et sans odeurs. Rousseau habite
chez moi parce que les chats sont toujours propres. Il me semble
qu’il veut manger les oiseaux alors j’espère qu’il n’entrera jamais
chez Ophélie. Je dois faire attention quand j’ouvre la porte
parce qu’il voudrait s’échapper.
Elle est super timide. Quand je la vois dans la rue, elle regarde
le trottoir. Elle ne regarde pas les autres gens comme moi.
Moi aussi je suis timide mais les gens m’amusent énormément.
Je ne l’ai jamais vue en vêtements décontractés.
Elle est toujours hyper-professionnelle. Mais souvent, elle a des
dîners chez elle avec ses amies. Ces soirs-là je sens
la cuisine chinoise et ça sent bon ! Elle cuisine pendant
toute la journée et le soir la fête commence. Ses amies
sont toutes chinoises comme Ophélie. Elle a des amis français
je suppose, mais ces soirs-là ce sont ses amies chinoises.
J’imagine qu’elles mangent et boivent toute la nuit. J’entends du
bruit et je sais qu’elles s’amusent beaucoup. Je suis content qu’elle
ne travaille pas tout le temps. Mais ces soirées ne se reproduisent
pas souvent.
Mon ami Pierre m’a demandé qui elle était une fois quand
nous rentrions chez moi et Ophélie était en train d’aller
quelque part. J’ai dit « Bonjour, comment allez vous ? »
Mais comme d’habitude c’était tout. C’était curieux
parce qu’elle a jeté un coup d’œil sur Pierre plus d’une fois.
Elle avait rougi un peu quand Pierre a dit Bonjour. Peut-être
a-t-elle trouvé Pierre beau. Je vais lui demander si elle
voudrait sortir ce week-end avec Nasima, Pierre et moi…
Dominique Hinds
Violette Clafoutie observe Belle deGlaçon
Elle s'appelle Belle...Belle deGlaçon! Je parierais 100 Euros que
ce n'est pas son vrai nom....Dès le premier jour qu'elle a emménagé
dans l'immeuble,je connaissais tout de suite sa personnalité, même
sa vie. Non, je ne suis pas télépathe, et je ne l'avais
jamais rencontrée auparavant. Tout simplement, le sentiment
de "déjà-vu" a inondé mon esprit. Je connais
Mademoiselle deGlaçon plus qu'elle ne sait. Vous voyez, dans
ma jeunesse, j'étais une réplique de Belle deGlaçon.
Même son joli chignon me rappelle le mien...L'apparence physique
d'une patineuse artistique est proche de celle d'une danseuse classique.
Les deux exigent beaucoup de travail physique. Je me rappelle les heures
que j'ai passées dans la salle de sport pour entraîner mon
corps, et le garder en forme. J'admire les même qualités en
Belle, qui choisit de longues heures d'entrainement malgré les grandes
distractions sociales qui sont parfois séduisantes. Je me rappelle
une fois, la veille d'une première de Carmen à
l'Opéra Garnier, mes amies, des
personnes de la haute societé parisienne, m'ont convaicues de les
accompagner en boite. Et bien je vous assure que c'était une exécution
médiocre qui suivait le lendemain, et notre sortie en boite ne valait
pas ces conséquences. Au fait, bien que Belle ait l'air égoiste
et coquette, je sais que son métier exige une certaine indépendance
et de la passion pour le patinage. C'est la chose la plus importante de
sa vie (car elle est célibataire).
Mais hélas, ce n'est as toujours des sentiments d'admiration et
de respect que j'ai pour ma voisine du quatrième. Presque chaque
jour, la patineuse artistique a des admirateurs qui font la queue devant
la porte d'entrée de l'immeuble. En sortant, on est obligé
de marcher sur la pointe des pieds pour éviter les bouquets de fleurs
et les boites de chocolat qui trainent partout...on risque de tomber et
de se casser une jambe! Et assez régulièrement je l'entends
se disputer à haute voix avec son père. Elle est toujours
au téléphone, ne quittant jamais son cher portable! Je l'entends
parfois à des heures honteuses! Je ne peux pas compter combien
de fois j'étais
obligée de lui téléphoner
pour me plaindre contre le bruit qu'elle fait pendant la nuit! Olala…que
c'est ennuyeux.
Je n'aime pas l'admettre, mais peut-être suis-je un peu jalouse.....C'est
très difficile de voir cette jeune femme avec tous ces
admirateurs. Sa jeunesse et son métier
de patineuse sont à portée de ses mains. Et moi je dois me
contenter avec les accomplissements artistiques de mon passé.
Rachel Romani
Renée Revoir observe Jean-Paul Acerbe
Ma vie est terrible. Je déteste les femmes et maintenant je
dois habiter avec onze femmes dans mon immeuble. Etonnamment, la
personne qui me donne le plus de difficultés dans l’immeuble est
un homme. Normalement tous les hommes m’aiment, mais il y a un homme
qui est vraiment bizarre. Il s’appelle Jean-Paul Acerbe et il me
déteste! C’est un vieil homme méchant qui n’a aucun
ami. Monsieur Acerbe habite seul en silence et je pense qu’il n’a
pas de famille ou, que sa famille ne l’aime pas. J’ai un mouvement
de recul
quand je passe devant lui parce que j’ai
peur qu’il m’agresse. Il a l’air d’un criminel qui traque ses victimes
parce qu’il surveille toujours ses voisins. Il a un regard intimidant
et effrayant.
J’ai un caniche, Fifi, et Fifi est un gentil chien. Mais quand il
voit Monsieur Acerbe il commence à gronder. Celui-ci tourmente
Fifi et se moque du monde. Mon voisin, Jean-Paul Acerbe, pense qu’il
est un génie avec la supériorité sur notre immeuble
juste à cause de sa renommée. Il est un écrivain
satirique. Je pense que ses livres sont des âneries.
Il a la gloire et la fortune parce qu’il n’a pas de vie donc il peut constamment
surveiller les autres. Je sais qu’il écrit au sujet de nos
vies parce que sa vie n’était pas intéressante ou divertissante.
Si Monsieur Acerbe donnait aux gens de notre immeuble le mérite
de ses histoires, nous pourrions gagner de l’argent.
Maintenant il écrit probablement sur ma vie parce qu’il est souvent
près de moi avec un stylo et un bloc-notes. C’est un peu troublant
donc de jour mon caniche est toujours avec moi pour ma protection.
Il y avait une personne qui a dit à tout le monde que je suis une
Barbie et je sais qu’il l’a dit. J’étais furieuse. S’il
m’appelle Barbie, je l’appellerai le Diable. A mes yeux, il est diabolique
en pure perte. C’est rare que je trouve un homme que je n’aime
pas. Les hommes sont mes meilleurs amis, mais dans ce cas il est
comme mon pire ennemi. Je déteste habiter au même étage
que lui. Il peut penser qu’il est la meilleure personne, pourvu que
le reste de l’immeuble sâche la vérité.
Jean-Pierre Dupont observe Renée Revoir
Oh là ! J’ai vu la femme de mes rêves
hier dans les escaliers. C’est une femme grande aux yeux bleus et aux cheveux
blonds. J’étais si étonné que je devais regarder encore
une fois cette femme devant moi. Absolument incroyable. Après le
premier étonnement, j’ai dit ; « Bonjour, ma belle ! »
Elle m’a regardé un moment, et après, elle a dit «
Ca va, monsieur ? » Nous nous sommes arrêtés dans l’escaliers
et nous continuâmes de parler un peu. Cette femme à laquelle
je parlais est top modèle chez Chanel ! Elle s’appelle Renée
Revoir, et elle habite au quatrième étage de mon immeuble
avec son caniche Fifi. De plus, elle a un appartement à New
York—quelle chance, j’irai la semaine prochaine. Cette femme incroyable,
comme moi, n’a pas d’époux—et, elle n’a pas de petit ami !
Après quelques minutes, je l’ai
invitée chez moi, et nous y sommes allés. Là, nous
avons parlé presqu’une heure. Sa mère est morte quand elle
avait six ans, et elle habité avec ses trois frères aînés
et son père—un avocat—toute sa jeunesse. Renée m’a dit qu’elle
aime cuisiner—une qualité très importante. Elle était
bien impressionnée quand je lui ai dit que j’étais chef de
cuisine—je sais que les femmes aiment un homme qui sait cuisiner. J’étais
étonné de découvrir que ce si beau mannequin était
un garçon manqué dans sa jeunesse. Elle était garçon
manqué jusqu’à l’âge de dix-sept ans quand elle a rendu
visite chez sa tante—qui est devenue comme sa mère. C’était
difficile pour elle comme enfant parce qu’elle est si grande—mais elle
avait de la chance, sa taille lui a donné l’occasion d’être
mannequin. Le père de son premier amour—un agent artistique—l’a
aidée à devenir top modèle. Nous avons parlé
aussi de son appartement à New York—une de mes villes préférées
du monde. Et je lui ai dit qu’elle devrait m’accompagner à un de
mes voyages à New York.
Renée est partie après une
heure, et je l’ai invité chez moi pour dîner, elle a accepté.
Je suis tellement content qu’il y ait une femme si belle et si charmante
dans mon immeuble. Elle n’est pas un mannequin stéréotypique
non plus—elle est sportive et intelligente. Je voudrais bien en savoir
plus sur son travail comme mannequin, et ses voyages à travers le
monde. Nos emplois sont pareils en ce sens que nous devons voyager, et
nous ne sommes pas toujours à Paris. En tout cas, je dois décider
ce que je vais préparer ce soir………elle doit être très
impressionnée. Quelle chance ai-je aujourd’hui ?
Veraleticia Beltran
Portrait de Gaétan Gobbëls
Je suis en train d’arriver à la porte de
notre immeuble. Un feu rouge de plus… une barrière à sauter…
des chiens à éviter, et j’arriverai. Mes sandales sont toutes
couvertes de poussière, leur couleur est celle du ciment. Mes pieds
sont fatigués de marcher vite, de sentir l’impact de la rue et de
se frotter contre la sangle des sandales. Je me sens complètement
sale. Je ne sais pas si la sueur qui mouille mon visage et mon dos
est là en raison de la chaleur ou de l’anxiété qui
noue mon estomac.
Après avoir été avec Viviane
pendant deux heures, je me suis rendu compte que je n’avais pas fermé
la
porte de mon appartement à clef. J’avais un pressentiment
instantané; quelque chose allait arriver. L’idée me gelait
comme la glace qui fondait dans ma bouche, et je sentais la chaleur monter
à mes joues. Viviane me regardait comme si elle avait vu le
diable. « Qu’est-ce qui s’est passé ? » Me demandait-
elle. L’image de mes annotations sur l’expérience sur
ma table, le breuvage caché, le téléphone qui a sonné
quelques minutes avant que je parte, ma voisine curieuse Tiare Captieux,
que j’ai vue dans les escaliers, tout m’est revenu en un instant. Trop
compliqué pour l’expliquer à Viviane. Je suis partie
vite. Je l’appellerais plus tard.
La porte de l’immeuble est ouverte et
je peux voir que la bijoutière est souriante comme si elle savait
quelque chose que je ne savais pas. Je ne sais pas comment me comporter,
je suis tellement fâchée avec elle mais sans aucune raison.
Je décide de faire semblant d’être soucieuse, et je l’évite
en regardant de l’autre côté. Tout va bien ; elle n’a pas
emmené un policier pour m’arrêter. Je me détends un
peu au bas des escaliers, et j’attends pour voir s’il y a des indices d’étrange
activité au troisième étage. Pas de son. Respirant
profondément, je continue à la porte de mon appartement comme
je le fais habituellement. Mais avant d’y arriver, j’étais surprise
par une voix masculine et profonde.
C’était, Gaétan Gobbëls, un
homme d’affaires qui est le voisin le plus proche de moi. Il m’a fait peur
parce que je ne l’avais pas vu ! Maintenant il me demande innocemment de
mes nouvelles. Est-ce que je me suis amusée, est-ce qu’il faisait
chaud dehors, etc.
Grand et musclé, avec une petite barbe
et les yeux bruns, Gaétan ressemble à un ours. Si je ne le
connaissais pas mieux, j’aurais douté de son amabilité. Mais
Gaétan est un voisin très sympa. Au début quand je
le regardais, je pensais qu’il était un homme très mystérieux,
plein de haine pour la vie, et pessimiste. Je savais qu’il est musulman,
et très intelligent pour les affaires, mais c’était tout.
De temps en temps je le voyais avec une autre femme, que je pense être
sa copine.
Je pense que Gaétan est un homme solitaire,
et à mon avis, il a besoin d’une femme pour rendre ses jours plus
agréables. Un jour, je regardais par la fenêtre, et je l’ai
vu avec une belle femme et un chien. J’étais étonnée
et contente pour lui, et en bonne voisine, j’ai décidé de
lui demander qui c’était. Mais quand je l’ai fait, Gaétan
s’est mis en colère et m’a dit qu’il ne voulait pas parler de cette
femme. Après cet incident, j’ai toujours gardé ma distance.
Bien qu’il soit de mon âge, il m’intimidait.
Mais un mois après, tout ça a changé,
et j’ai connu l’autre aspect de Gaétan. J’étais endormie
quand tout à coup je me suis réveillée avec le son
d’une musique. Quelqu’un jouait du piano, et jouait bien. J’ai regardé
mon horloge, et il était deux heures du matin. Quel dommage, pensais-je.
Je voulais me rendormir mais j’étais complètement éveillée.
J’avais envie d’aventure à ce moment-là, et j’ai osé
investiguer. J’étais tellement intriguée que j’ai pris mon
manteau et suis sortie dans le vestibule. La musique venait de mon
propre étage, mais était moins audible qu’avant.
Quand je me suis rendu compte que la musique
venait de la chambre de Gaétan, j’ai décidé de retourner
à mon appartement. Mais à cet instant, Gaétan a ouvert
la porte et quand il m’a vue il m’a dit qu’il était désolé
d’avoir hurlé après moi l’autre jour. J’ai découvert
qu’il était aussi musicien et que fréquemment il se réveillait
tôt pour pratiquer sa musique. Mais je sais que c’est mi-vérité
et mi-mensonge. Gaétan est un homme qui vit la nuit, et il ne dort
pas beaucoup. En fait, quand il a ouvert la porte, il était en train
de « rencontrer des amis ». A deux heures du matin ?
Un peu bizarre. Néanmoins, après avoir bavardé un
peu, il m’a laissée avec une impression positive.
Avec cette description de mon voisin, je reviens
au moment présent. Je ne sais pas si je devrais confier à
Gaétan le secret de mes expériences ou non. J’ai décidé
que non, et je lui ai répondu brièvement que j’avais passé
une bonne journée. J’attendais qu’il soit parti, et encore une fois
je fixais mon regard sur la porte de mon appartement, le numéro
17. J’étais très angoissée de savoir si dedans
toute était comme je l’avais laissé. Lentement, je lève
la main vers le bouton de la porte, et je le tourne. Mais il ne tourne
pas. Quoi ? Mais je suis sûre…
Elle est bien fermée.
Je prends la clé de mon sac et ouvre
la porte. Toute est en ordre dans la cuisine ; les papiers sont tous là,
et le breuvage est dans sa boite. Je ne vois pas non plus aucun indice
de désordre dans ma chambre. Mais je sens que quelque chose ne va
pas. Je prends la boite du breuvage et l’examine. Peu après, je
vois un bout de papier au fond de la boite avec cette phrase : «
Oui Ophélie, je l’ai trouvé. --G ».
Rachel Stroik
Jean –Paul Acerbe observe Renée Revoir
Il
y a quinze appartements dans mon immeuble, plein des gens qui font des
actes stupides - la seule raison pour mon succès littéraire.
J'ai choisi le quatrième étage pour éviter les gens
très superficiels, mais malheureusement, dans mon immeuble, c'est
impossible de les éviter. Oui, je parle d'une femme qui habite
au quatrième étage aussi, et qui s'appelle Renée Revoir.
Chaque jour, j'espère surtout ne pas <revoir> Renée.
Pourquoi
est-ce que je déteste Renée tellement? Regardons...D'abord,
Renée est une femme. Etre féminine, c'est immédiatement
un crime. Les femmes pleurent, se plaignent, et elles brisent les
cœurs des hommes, comme Emilie a brisé le mien. Deuxièmement,
Renée a un chien - un caniche qui a l'aboiement le plus agaçant
du monde et qui me fait désirer être sourd. Et le pire,
c'est que le caniche s'appelle <Fifi>. C'est l'épitomé
d'un nom horrible des chiens. Enfin, elle a une carrière
qui insulte l'art d'écrire. Elle est Top modèle pour
Chanel. Je frissonne à la pensée qu'elle gagne un salaire
pour rien! Pas pour son intelligence, pas pour son travail dur, mais
seulement pour rester debout! Il n'a y a pas que la beauté
qui compte. Pourtant, j'habite près de cette blonde,
aux yeux bleus, et à la peau bronzée. Oui, j'habite
près de Barbie. De temps en temps, je lui demande où
est sa Corvette rose. A son expression, je pense qu'elle ne m'aime
pas.
J'ai
commencé à regarder Renée pour mon livre "La Belle
et Le Caniche." Ce livre était très populaire quand
il est arrivé à cause de mon habilité naturelle à
faire la satire des mannequins. Cependant, j'ai trouvé aussi
que la vie de Renée n'est pas parfaite comme sa figure ou son visage.
Je pense qu'elle n'est pas très heureuse, et son sourire est souvent
forcé. Il y avait un homme qui rendait visite à Renée
très souvent, mais je ne le vois jamais ces jours-ci. Je me
demande pourquoi il a arrêté ses visites. Je pense que
Renée porte un masque pour se cacher, ce qui est vraiment ironique
pour un Top modèle. Je pense que c'est triste, et que c'est
vraiment une histoire tragique, mais je suis un écrivain satirique
et je raconte l'histoire avec esprit et critique. C'est la réalité
de la vie - tout n'est pas toujours beau, même pour une belle Top
modèle comme Renée.
Garcia, Leticia
Monique Gomez observe Jean-Paul Acerbe
Pourquoi est-ce qu’il y a toujours eu une personne
dans tous les immeubles où j’ai habité que je détestais
? J’abhorre un vieil homme qui habite au 4ème étage
dans l’appartement à côté de moi. « M.
Acerbe » s’appelle-t-il mais je l’appelle « M. Agréable
» parce qu’il est excessivement désagréable avec moi.
J’ai entendu dire qu’il a seulement cinquante
ans mais je ne le crois pas. Il paraît très vieux parce
que sa figure est pleine de rides et il a toujours une expression déplaisante
sur le visage. À mon avis, il a environ soixante-dix ans ou
quelque chose comme ça. C’est trop déplaisant et agaçant.
Ce qui me bouleverse, est qu’il me regarde avec dédain et qu’il
ne me parle jamais. C’est un vieil homme qui vit seul et qui n’aime
pas la vie. C’est mon opinion. Je crois qu’il voudrait mieux
vivre dans un désert tout seul qu’être parmi les gens.
Il ne parle à personne et il ne sourit jamais. Une fois, nous
nous sommes rencontrés à l’entrée de l’immeuble.
Il rentrait du magasin où il achète des accessoires pour
le bureau. Il avait un paquet de feuilles de papier sous un bras
et un paquet de cigarettes dans l’autre. Il avait les mains occupées
donc j’ai ouvert la porte pour nous. Il ne m’a ni regardée
ni remerciée. Quel homme impoli! Pourquoi est-il comme ça?
Je ne le comprends pas. Mais cette raison n’était pas suffisante
pour le détester. La raison la plus importante pour le détester
est encore pire.
Il
y a cinq ans (quelques mois après mon emménagement dans l’immeuble),
je me suis présentée à lui.
Il m’a jeté un regard dégoûtant, m’a appelée
une prostituée, et a refusé de me serrer la main !
Je ne savais pas que faire après qu’il m’a dit cela. J’étais
dans un état de choc. Je n’avais rien fait pour qu’il m’appelle
une prostituée. Il m’a dit qu’il ne s’associait pas avec des
femmes qui n’avaient pas de respect pour leur corps ou leurs voisins.
Ensuite, je suis devenue triste, mais en même
temps, je me suis fâchée. Comment es-ce qu’il pouvait me dire
quelque chose si inconvenantes ? Depuis lors, je l’ai détesté.
Quand je rappelle ses yeux enfoncés, ses
lèvres fines, sa peau pâle, son corps gros, et sa voix rauque,
je deviens de mauvaise humeur. C’est pourquoi je ne lui parle plus.
Il était devenu l’homme le plus abominable du monde pour moi.
Je n’ai pas de respect pour lui parce qu’il n’a pas de respect pour moi.
Quand j’ai des invités chez moi, M. Agréable est toujours
malappris. Par exemple, si mon invite et moi montons les escaliers
en même temps qu’il les descend, il roule toujours ses yeux quand
il me regarde. Il est trop malotru et désagréable avec
tous les gens qui habitent dans l’immeuble aussi.
Dans
mon immeuble, il y avait beaucoup de gens différents chacun avec
ses propres problèmes et ses personnalités uniques.
Mais personne n’était comme M. Agréable.
Il
y a deux ans, j’ai appris qu’il est un écrivain satirique célèbre
à Paris. Quand j’ai appris ça, je suis sortie pour
acheter un de ses livres pour voir comment cet homme pensait. J’ai
compris pourquoi il se comporte comme il se comporte. Je conclue
aussi qu’il tire les sujets de ses livres des vies de nos voisins.
Je m’en suis rendu compte parce qu’il avait un personnage dans le livre
que j’ai acheté qui est une « prostituée qui amène
n’importe qui chez elle. » J’ai appris qu’il était un
homme très intelligent avec beaucoup de créativité
et de talent pour voir l’absurdité dans les vies des hommes (mais
avec une personnalité de crétin). C’est un homme qui
a créé sa fortune en étant pessimiste et en voyant
les gens comme « des imbéciles dramatiques. »
J’aurais du respect pour lui s’il n’avait pas
été mesquin et grossier avec moi. Je ne donne pas deux
chances aux gens qui ont été déplaisants avec moi.
Je ne mentirais pas, je ne donne pas beaucoup de chances au gens pour m’impressionner.
Un fois est tout qu’il faut pour faire de vous mon ennemi.
Jenny Rose Hendrickson
Belle de Glaçon observe Tiare Captieux
Quand
je veux des bijoux, je vais chez la meilleure bijoutière du monde.
Qui est-elle? C’est Tiare Captieux, une bijoutière que j’adore.
J’aime les bijoux! Beaucoup, beaucoup! Quelle chance que sa
bijouterie soit dans mon immeuble! La bijouterie est en bas de mon
appartement, au rez-de-chaussée.
Tiare
est une femme merveilleuse. Elle est si sympathique et très
agréable. Elle est plus grande que moi. Elle semble
Tahitienne, à cause de ses cheveux noirs et sa peau café
au lait. Je crois qu’elle est très belle et elle a un air
très exotique. Ses cheveux noirs et longs sont les plus frappants.
Ses cheveux, je crois, sont la plus belle caractéristique.
Ses yeux semblent très calmes et doucereux. Ses yeux sont
toujours en train de sourire, mais sa bouche ne le fait pas. Parce
que j’ai les mains très petits, j’admire ses mains et ses doigts,
qui sont longs et minces. Elle est bien musclées aussi.
J’admire quand une femme a des muscles parce que ça me dit qu’elle
s’entretient bien. J’ai appris qu’elle a des muscles parce qu’elle
danse le Hula! C’est extraordinaire de trouver quelqu’un qui sait
le
danser. Peut-être qu’elle me l'enseignera
un jour. J’aimerais apprendre le Hula, c’est une forme de danse très
exotique et charmante.
La
seule chose que je n’aime pas chez Tiare est son chien stupide. Je
déteste cette bête qui s’appelle Koa. J’ai beaucoup
de haine pour son chien. Koa fait trop de bruit. Je l’entends
toute la nuit. Il aboie constamment! Tiare pense qu’il ne fait
pas de bruit, qu’il est un ange. Mais c’est un <<diable de
chien>> Je ne sais pas pourquoi elle pense qu’il ne fait pas de bruit,
parce que je sais que je ne suis pas la seule locataire qui entend ses
aboiements. Je souhaite la mort de cette bête! Je déteste
son chien. Il fait peur à mes chats, Pâquerette et Bonbon.
Ses aboiements leur font peur. Je m’inquiète que mes chats
fassent une fugue à cause de son bruit. Mais, je ne peux rien
faire, donc, c’est mieux que je l’oublie.
Je
sais que Tiare pêche les perles noires de Tahiti. J’adore les
perles noires. J’ai demandé qu’elle me fasse un collier de
grandes perles noires. J’ai vu les autres colliers et bijoux de perles
noires qu’elle a faits, et je les adore. Je veux qu’elle me fasse
une bague en or blanc avec des saphirs bleus. J’aime qu’elle utilise
les couleurs et les idées de la nature. Ma bague sera petite
et délicate. Je veux que l’or blanc ait la forme de petites
fleurs entourées de saphirs bleus. Ça sera incroyable,
je sais qu’elle me fera une bague formidable. Jean-Claude, mon copain,
m’a donné un bracelet en diamants qu’elle a fait qui était
si beau et élégant. Tiare a de bon service auprès
des clients.
Je
veux devenir une bonne amie de Tiare, parce que peut-être elle me
fera une remise sur ses bijoux. Parce que j’adore les bijoux, je
dépense trop d’argent pour acheter les bijoux de Tiare. C’est
un passe-temps très cher. Si elle n’avait pas eu son chien,
nous serions les meilleures amies, je crois. J’aime tous ses autres
traits. Si son chien disparaissait, nous deviendrions les meilleures
amies, et je recevrais des remises pour les bijoux. Peut-être
devrais-je faire quelque chose pour tuer la bête? Je ne sais
pas.
Ali Jarvis
Yvette Marquis observe Gaëtan Gobbëls
Un soir, je ne pouvais pas dormir. Je me
suis tournée et retournée toute la
nuit. J’ai décidé de prendre un
verre d’eau, quand j’ai entendu quelque chose
sur le palier de mon appartement. Il semblait
qu’un homme avait toussé, mais
je n’étais pas sûre. J’ai marché
en silence vers la porte et je l’ai ouverte.
C’est
ainsi que j’ai fait la connaissance de Gaëtan Gobbëls. C’est
un homme très intéressant. Ce soir-là, il ne pouvait
pas dormir, comme moi, et il se promenait toujours quand il ne dormait
pas. Il m’a vue et il a dit « Je m’excuse, si je fais trop de bruit
». J’ai répondu qu’il n’était pas la cause de
mon réveil, et que c’était un plaisir de faire sa connaissance
« Je dois me recoucher maintenant ».
Il m’a dit « Bonsoir » et c’était
tout.
Depuis
que je le connais, je trouve beaucoup de choses bizarres chez lui. Il aime
espionner les personnes qui l’intéressent. Il adore aller
au café et écouter les autres en s’asseyant à une
table. Il vit par procuration à travers les conversations qu’il
a entendues. Je l’ai souvent vu quand il était en train de faire
ça. Peut-être qu’il a entendu des conversations que j’ai eues
au téléphone dans ma chambre...En général,
je pense que Gaëtan Gobbëls est une personne très solitaire,
c’est pourquoi il s’intéresse aux
autres.
Les gens qui n’ont pas beaucoup d’amis
où qui n’ont pas une vie active,
comme Gaëtan Gobbëls, m’intéressent.
Un jour, par accident, j’ai vu qu’il avait oublié de fermer
la porte de son appartement. Très curieuse, je suis entrée
dans les lieux mystérieux où Gaëtan Gobbëls habite.
La première chose que j’ai discernée était un chat
qui dormait sur un oreiller rouge. Oh commej’aime les petits animaux comme
les chats ; ils sont doux et adorables. Ce chat avait les poils noirs et
les yeux jaunes. Il les a ouverts quand j’ai fait du bruit. Il avait l’air
jaloux, comme un chien de la rue. J’avais de la
compassion pour le petit. J’ai vu qu’il
avait un collier avec son nom : il s’appelait Rousseau. Tout d’un coup,
j’ai eu peur que Gaëtan Gobbëls rentre. Je suis partie très
vite.
Il
n’y a pas beaucoup de choses que je connais de Gaëtan Gobbëls.
Je sais qu’il est un homme religieux, je pense qu’il est musulman. Je ne
sais rien de cette religion, je nesuis pas une personne religieuse, mais
j’admire quand les gens trouvent ainsi un sens à leurs vies. Une
autre chose que je sais est qu’il a une petite copine qui s’appelle Nasima.
Je l’ai vue un jour quand elle lui a rendu visite. Nasima semblait être
très sympathique et gentille.
J’aimerais
que Monsieur Gobbëls puisse parler avec moi plus souvent. Je pense
que nous deviendrions amis. Il semble avoir peur des autres locataires
qui habitent dans l’immeuble. Il sort quand personne n’est là. Il
parle librement seulement avec sa petite copine et son chat Rousseau. C’est
dommage, mais je vais être patiente.
Lauren Stewart
Michelle Moreau observe Monique Gomez
Je suis une espionne et je suis curieuse dans
tous les aspects de ma vie. Maintenant j’aime regarder les gens qui
habitent dans mon immeuble. Il y a beaucoup de gens qui m’intéressent
mais il y a une femme qui est la plus bizarre de toutes. Je pense
qu’elle est prostituée. Elle s’appelle Monique Gomez
et elle habite au quatrième étage. Tous les jours elle
amène des hommes chez elle. Ils restent là
un peu de temps et ils partent après et ne retournent pas.
Je n’ai pas fait attention à ce cycle avant la semaine dernière.
Vendredi
dernier, j’ai descendu les escaliers et j’ai vu qu’elle attendait
quelqu’un à l’extérieur de l’immeuble. J’ai observé
qu’elle avait les cheveux frisés blonds et qu’elle était
petite. Je n’imaginais pas qu’elle habitait ici mais j’ai vu la clé
dans sa poche. Je pensais qui elle attendait quelqu’un et je
voulais voir qui. Donc j’ai attendu près de la fenêtre
et j’ai vu qu’elle portait une jolie robe rouge. C’était le
type de robe qu’une femme porte quand elle a rendez-vous avec un bel homme.
Ce n’était pas très bizarre même s’il était
dix heures du matin.
Mais
pendant qu’elle attendait, elle avait une petite feuille de papier qu’elle
montrait à tous les hommes qui passaient. Je n’ai pas
pu lire ce qu’elle avait écrit sur le papier à cause de sa
petite taille. Elle avait déjà attendu dix minutes
quand un homme qui avait environ quarante ans a parlé avec elle.
Après qu’ils ont eu parlé, ils sont allés chez
elle. Je voulais savoir ce qu’ils faisaient. J’ai entendu la
porte se fermer et j’ai couru dans les escaliers. J’ai mis mon oreille
à la porte et j’ai écouté ce qu’ils disaient.
Ils ont parlé cinq minutes et après il y a eu du silence
pendant deux heures. Qu’est-ce qui s’est passé? L’homme est
parti en silence pendant qu’elle comptait l’argent qu’elle avait reçu.
Je ne voulais pas penser qu’elle était une prostituée mais
l’évidence est solide.
Un
autre jour quand il faisait très chaud, j’ai vu que sa porte était
ouverte et des hommes sont entrés et repartis beaucoup de fois pendant
la journée. Une chose un peu bizarre aussi est que la plupart
des hommes portaient des vêtements très chics en haut, comme
des vestes très chères et un noeud papillon. Et ils
portaient des jeans en bas. Je ne sais pas pourquoi ils portaient
des vêtements bizarres.
Ma
première idée avant, était qu’elle était photographe
mais elle n’avait pas d’appareil photo. Elle ne pouvait pas être
connaître ce métier parce qu’elle était stupide.
C’est une vraie blonde !
J’ai parlé avec elle quand
j’ai laissé tomber mes provisions dans les escaliers. Elle
m’a aidée et on a parlé du temps. Elle a dit qu’il
faisait trop chaud. Je l’ai détestée parce qu’elle
parlait comme une petite fille. Je pense en réalité
qu’elle a trente ans, assez âgé pour habiter seule !
Monique a demandé si j’avais des amis qui étaient beaux et
j’ai dit qu’ils n’habitaient pas ici. Je pensais qu’elle voulait d’autres
clients! Elle m’a demandé où je faisais mes achats,
et j’ai dit au supermarché qui était près d’ici.
J’ai dit qu’il était au coin de la rue de Sévigné.
Elle ne l’avait jamais remarqué parce qu’elle ne faisait pas
beaucoup d’achats. Qui ne fait pas ses achats? Elle est très
bizarre et je pense qu’elle est vraiment une prostituée.
Kristen Barron
Guy Bretodeau observe Amandine Balsara
Ma voisine du 3ème étage s'appelle Amandine Balsara. Elle est très jolie. Elle a un visage, même une vie mystérieuse. Elle a des yeux énormes qui sont marrons foncés. Je pense qu'elle a du sang indien. Quand on regarde dans ses yeux, on peut se perdre. Je crois qu'on peut apprendre beaucoup d'une personne par les yeux. Ils disent tous que la personne ne veut pas dire et ils toujours disent la vérité. Je peux voir qu'Amandine est très spirituelle et sérieuse. Elle a aussi les cheveux qui flottent quand elle marche. Ses cheveux semblent d'une cascade noire. Elle a un air très simple mais élégante. Elle n'est pas très grand mais elle a une présence incroyable. Elle se porte très distinctement. Elle porte des jupes qui aiment jouer avec le vent. Quand elle est hors de l'appartement, ses jupes volent autour de ses jambes. Elle porte des couleurs très vives et brillantes. Elle porte aussi beaucoup de bijoux, mais pas assez pour sembler vulgaire. Elle a de grandes boucles d'oreilles.
Amandine m'a dit qu'elle lit les lignes de la main. Quand elle a vu mes mains, elle a dit qu'elles sont fortes et elle peut y voir beaucoup de mon passé et aussi mon avenir. C'est drôle que je regarde les yeux d'une personne pour la connaître et Amandine regarde les mains. Mais quand je vois les yeux d'une personne, je cherche le présent et pas l'avenir. Elle m'a offert de lire mes lignes mais je lui ai dit non merci. Je ne dois pas savoir le futur parce que je suis content de ma vie pour l'instant. Je pense que les personnes qui veulent savoir le futur ne sont pas très heureuses. Elles veulent chercher des temps plus heureux ou avoir plus de succès. Je ne pense pas qu'Amandine soit une mauvaise personne. Au contraire, je pense qu'elle est très intelligente mais pas très heureuse de sa vie. Peut-être qu'elle trouve le bonheur en l'apportant aux autres. Amandine a lu les lignes de la main de Véronique. Ma femme est encore une hippie. Elle a toujours aimé les choses supernaturelles. Véronique m'a dit après l'interprétation qu'Amandine est très talentueuse et pas plus. Véronique ne m'a rien dit ! Je suis un peu curieux de savoir de quoi les deux femmes ont parlé.
J 'ai un soupçon qu'elle est un peu hippie. Presque tous les soirs, je sens de l'encens quand le reste de l'immeuble mange le dîner. Je pense que ma voisine fume de la marijuana et qu'elle brûle de l'encens pour la masquer l’odeur. Pendant des années après la mort de ma mère, je fumais beaucoup de marijuana et des drogues plus dures. Amandine et moi avons parlé de la mort de sa mère. C'est dur pour un enfant de perdre un parent. C'est spécialement dur pour une fille de perdre sa mère.
J'ai dit avant qu'elle est mystérieuse. J'ai dit ça
parce que nous, les autres locataires, ne la connaissons pas très
bien. Mais quand je lui ai dit que je n'avais plus de mère,
elle s'est ouverte un peu. Je pense qu'elle a beaucoup de sentiments
cachés. Elle est seule. Je veux la connaître mieux
parce que je pense que je peux l'aider. Elle n'a personne que ses
deux chats. Je suis content qu'elle ait au moins des chats.
Tout le monde a besoin de quelqu'un qui est heureux quand on rentre à
la maison. Les
animaux donnent leur amour sans hésitation.
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