Les Locataires s'observent...
Dana L. Thomas
Entre danseuses… Céline rencontre Leslie



     Depuis que j’habite ici, je suis arrivée à connaître certaines autres personnes qui vivent aussi ici. L'autre jour j'ai rencontré Leslie Débard. Je ne sais pas trop sur elle, mais c’était bien de voir une autre ballerine ici. Elle allait quelque part avec son petit ami (qui semble très étrange!) donc je ne suis pas arrivée à lui parler pendant longtemps.

    Je savais sans jamais lui parler qu'elle était ballerine. Quand je l'ai vue d'abord, je me suis arrêtée et je l'ai regardée fixement pendant longtemps. J’avais l’impression de regarder une réflexion de ce que je veux être quand je grandirai (sauf qu’elle a les yeux bleus et que j'ai des yeux verts.) J'étais dans la crainte, cela ressemblait à un aperçu de l'avenir (mais je ne veux jamais avoir de petit ami idiot.)

    Après l’avoir vue la première fois, je suis devenue vraiment excitée et ai voulu parvenir à la connaître. Je ne suis pas sûre comment elle peut enseigner la danse parce qu'il semble qu'elle n'aime pas vraiment ses gosses. Je suis allée en haut à sa chambre pour lui parler plusieurs fois et elle n'est jamais venue ouvrir la porte. Après le huitième ou neuvième voyage en haut elle m'a finalement fait entrer.

    Je suis si heureuse d’être parvenue à la connaître. Je pense qu'elle est ma première amie et c'est un bon sentiment. Elle avait un très joli appartement et elle était une hôtesse très agréable. J'espère surtout qu'elle m'a vraiment aimée, puisque personne d'autre ne semble m’aimer ici encore. J'aime qu’elle me comprend et le monde de la danse, mais je ne la voudrais pas comme enseignante. Je pense qu'elle est trop jeune pour enseigner, elle doit encore vivre sa carrière comme danseuse étoile. J'aime penser à Leslie comme à une grande sœur, ma maman a même dit que c'était bien.

    J'ai pensé qu'il était vraiment inspirant qu'elle soit venue à Paris pour vivre son rêve comme danseuse aussi. J'ai vraiment remarqué que tandis que nous parlions c'était un peu dur de la comprendre à cause de son accent. J'ai aimé écouter ses histoires de sa carrière et j'espère que je pourrai être aussi couronnée de succès que Leslie mais j'espère aussi que ma carrière durera plus que la sienne.

    Quand nous parlions j'ai remarqué que Leslie a vraiment une bonne opinion d'elle. C’est une femme très saine. Je suis venue la voir un matin et elle m'a laissé venir courir avec elle (le jardin du Luxembourg est si beau) et elle m'a laissé manger le petit déjeuner avec elle aussi. J'aime vraiment le temps que j'ai passé avec elle, et après la catastrophe de mon anniversaire, Leslie m'a rendue heureuse de nouveau.

    Savez-vous comment je sais vraiment que ce doit être bien de passer du temps avec Leslie? Je sais que je suis en sécurité avec elle parce que ma maman me le permet. Ma maman ne m'a pas laissé hors de sa vue depuis que nous sommes arrivées ici et elle me laisse aller partout avec Leslie. Pour moi, c’est le plus grand compliment du monde, car ma maman n'a pas confiance en trop de personnes.

    Je suis si heureuse d’avoir rencontré et de connaître Leslie Débard. Je pense que j'essayerai de rencontrer quelques autres personnes dans l'immeuble maintenant. Avec un peu d’espoir, elles seront aussi amicales que Leslie l’était envers moi. C’est certainement très agréable de savoir qu'une autre ballerine vit ici aussi.


Nicolas Stamets
Cédric fait mieux connaissance de Mario.  Le foot crée des liens !

     L’OM était en train de perdre son premier match de la saison contre le PSG, 1-0.  C’était un super match avec beaucoup de suspense car il y a eu beaucoup de tirs aux but et il y a même eu quelques cartes jaunes. Mario est un des arbitres sur le terrain de foot ce soir.  Avec une minute qui reste dans le match, Mario arrête le jeu avec un coup de sifflet.  Il y a eu un coup franc par un des joueurs de Paris et L’OM va avoir la chance de tirer au but pour peut-être égaliser le match.  Il est évident que le coup franc n’est pas une erreur de la part de Mario, on peut le voir à la télé. A une minute de la fin L’OM égalise le match et le match reste à égalité.  Ni Paris ni Marseille n’ont gagné le match.  Ce n’est pas la première fois que je vois Mario à la télé, j’ai l’habitude. D’ailleurs laisse-moi raconter les drôles de circonstances de notre rencontre
 Il y a quelques années il y eu un grand match de foot pour décider qui irait au championnat.  J’étais chez un de mes camarades et on voulait que l’équipe de Lyon gagne contre Lille.  Je ne le savais pas à ce moment-là, mais Mario était un  des arbitres sur le terrain.  Vers la fin du match c’était toujours égalité, 0-0 parce que les deux équipes jouaient avec beaucoup de défense et ils n’étaient pas assez agressifs. Avec quelques minutes qui restaient dans le match un arbitre a sifflé un coup franc mais à la télé c’était évident que l’arbitre avait tort. C’était Mario, et le coup franc qu’il croyait voir a donné la balle à Lille juste en face du goal de Lyon.  Jérôme qui était un camarade de travail et moi ne pouvions pas le croire. Si Lille arrivait à avoir un but sur ce coup franc je croyais que nous deviendrions dingues.  Et c’est exactement  ce qui s’est passé.  Lille a battu Lyon pour aller au championnat ou ils perdraient plus tard contre L’OM.  J’étais furieux et je voulais me venger contre cet imbécile d’arbitre.  Ca faisait plus de dix ans que les Lyonnais n’étaient pas allés au championnat et cet aveugle d’arbitre leur avait fait attendre encore une année au minimum. J’étais en colère car je ne pouvais absolument rien y faire.  Mais je n’ai pas oublié le visage de l’arbitre, je voulais lui dire ce que je pensais de son coup franc imaginaire.

    Quelques semaines après le match je ne pouvais pas y croire, l’homme que je détestais était dans le même ascenseur que moi ! c’était incroyable, je ne savais pas quoi dire ni même comment commencer.  Tout d’un coup j’ai fait tomber tout mon courrier qui était supposé être dans ma main.  Avec toutes ces émotions j’ai dû oublier et ma main a dû lâcher.  Ce qu’il m’a dit après, a changé ma vie.  Il s’était baissé pour ramasser le courrier et quand il m’a donné le courrier il m’a dit, « Ne t’inquiète pas, on fait tous des erreurs, même parfois de grosses bêtises. »  Quand je l’ai entendu parler, il est arrivé quelque chose d’extraordinaire !  C’était comme s’il y avait eu un coup de foudre qui m’avait frappé et tout mon corps se sentait soudain soulagé.  J’ai laissé tomber mes mauvaises intentions  et je lui ai dit bonjours. C’était la première fois que nous nous rencontrions et  nous habitions dans le même immeuble.  Il habitait au quatrième étage alors je l’ai invité à prendre le thé chez moi Il a accepté et nous sommes allés dans mon appartement.

    Je lui ai dit que je l’avais vu à la télé il y a quelques semaines dans un match de foot entre Lyon et Lille.  Il m’a raconté comme quoi il y a beaucoup de gens qui lui lancent de mauvais regards dans la rue et il trouve que c’est stupide que les gens ne puissent pas l’aimer parce qu’il a eu tort.  Il m'a dit que ce n’était pas la première fois que ça lui est arrivé et que tous les arbitres sont habitués à ce que tout le monde se moque d’eux quand ils ont tort.  Ca faisait  plus de vingt ans qu’il était arbitre et il aimait sa profession.  Il venait d’Argentine et il m'a raconté que là, les arbitres ne font pas d’erreurs parce qu’il y a eu des cas où les arbitres ont été tués.  Je voyais que Mario et moi étions très semblables et j’aimais sa personnalité.

    Nous ne nous étions pas vus avant parce que nous étions toujours en déplacement avec nos boulots.  Pendant la saison de foot il n’était pas souvent chez lui et quand la saison était terminée, il passait quelque mois en Argentine.  Avec mon travail j’étais toujours ailleurs aussi.  Mario était très sympathique, amical et j’aimais parler avec lui.  Je sentais aussi qu’il avait beaucoup de passion pour le foot et la vie en générale.  Il avait un accent espagnol que j’aimais bien écouter.  C’était un homme bon et maintenant je me sentais mal parce que trente minutes plutôt je le détestais.

     Après une tasse de café, quelques biscuits, et une longue conversation je croyais avoir un nouvel ami.  Mario me plaisait beaucoup alors je lui ai demandé son numéro de téléphone et il m’a donné le sien.  Nous savions maintenant que nous étions tous les deux dans l’immeuble et maintenant d’habitude nous allons dîner ou nous regardons un match ensemble.


 Abby Rohr
Isabelle analyse Céline, la Petite Ingénue

    Elle me croise le matin, et elle me croise le soir.  Elle ne marche pas, mais elle saute.  Et quand elle me voit, elle sourit et fait un signe de la main comme si elle venait de gagner un concours de beauté et qu’elle n’avait pas de soucis au monde.  A ce moment, quand j’observe sa beauté et remarque qu’elle est comme les rayons du soleil, je pense qu’elle est la seule jeune personne qui peut voler toute l’attention d’une situation importante.  Mais, on doit faire très attention, parce que bien qu’elle semble très sympathique, très belle et peut-être même paisible, elle est vraiment une personne différente à l'intérieur.  En effet, la vérité est là: elle s’appelle Céline Darcy, et elle est la petite ingénue de mon immeuble.

    Peut être qu’on pense souvent qu’une ingénue d’une histoire ou d’une pièce est la belle jeune vedette qui a des valeurs et des qualités honorables.  C’est vrai.  Mais dans ce cas, je crois que Céline est un autre type d’ingénue.   En particulier, elle est aussi belle et jeune, mais elle n’a pas de qualités et de valeurs honorables.  Au lieu de cela, elle est très bruyante, désagréable, odieuse et très gâtée.  Mais on ne peut jamais le déduire de son sourire, de sa tenue extérieure ou même de l’impression qu’on a d’elle au premier abord.  C’est pourquoi je crois qu’elle est une ingénue magnifique;  c’est une actrice qui est jeune, belle, illusoire et qui peut captiver toute l’attention sans qu’on connaisse son vrai caractère.  Pour trouver la vraie Céline, il faut la regarder et scruter ses actions jusqu’à ce qu’on puisse déduire son caractère.
Et c’est exactement ce que j’ai fait……

    Au début, j’étais comme les autres et je ne comprenais pas la vérité sur Céline.  Quand je l’ai vue pour la première fois, son sourire à capturé mon cœur et son esprit était captivant.  J’ai pensé qu’elle avait une certaine essence que je ne pouvais pas décrire.  Mais, bientôt, j’ai appris que l’essence était vraiment juste un sens de confiane en soi.  Plus spécifiquement, j’ai appris que c’était sa vanité et sa fierté qui étaient très  intriguantes et pas son essence.  En effet, j’ai appris la vérité quand, un jour, je l’ai regardée et j’ai analysé son comportement avec les autres.
Le soleil était très brillant, bien qu’il vienne juste de se lever et la rue était très calme comme si tout le monde attendait pour entendre un chuchotement.  Céline ne courait ni ne marchait quand elle m’a depassée;  elle dansait quand elle s’est arrêtée, a tourné et est entrée dans ma boulangerie, en me souriant.  Elle m’a demandé immédiatement du chocolat et un petit croissant.  D’abord, je lui ai demandée si sa mère arriverait pour payer la facture.  Bien sûr, j’attendais que sa mère soit là pour prendre son petit-déjeuner avec sa fille.  Mais, à ma surprise, Céline m’a regardée désagréablement et sans un mot sur sa mère, elle m’a demandé encore du chocolat et un petit croissant.  Soudain, la porte s’est ouverte et Mme Darcy est entrée dans la boulangerie.  Comme si rien n’était arrivé entre Céline et moi, son sourire est revenu et elle a dit à sa mère qu’elle voulait du chocolat et un petit croissant avec plus de politesse.  Ne comprenant pas la situation, j’ai préparé du chocolat avec un petit croissant pour Céline et un café au lait avec une baguette pour Mme Darcy comme elle voulait.  Mme Darcy m’a donné la monnaie exacte pour sa commande et  Céline la suivant comme une ballerine qui quitte la scène après une grande performance, elles sont parties.

    Il n’y avait pas cinq minutes que je pensais à Céline quand la porte s’est ouverte pour la deuxième fois avant sept heures ce matin-là.  Un jeune garçon était à la porte et s’est arrêté pour scruter la boulangerie avant d’entrer.  Au moment où il m’a fait face, j’ai pu voir qu’il avait pleuré.  Je regardais ses yeux qui étaient si rouges qu’ils me rapellaient deux rubis quand il a commencé à sangloter.  Je lui ai donné un verre de chocolat et lui ai dit de me raconter quelle était la raison pour laquelle il pleurait.  Entre ses petits sanglots, il m’a parlé de la veille quand Céline lui avait dit que s’il n’avait pas un cadeau, il ne pourrait pas assister à sa soirée d’anniversaire.  Je l’ai rassuré que la situation ne serait pas grave, et ensuite je l’ai poussé vers l’école.  Je me mettais à comprendre le vrai caractère de Céline.

    Plus tard ce jour-là, dans l’après midi, mes conclusions sur elle étaient confirmées quand un autre incident s’est passé.  Pas loin de mon immeuble, il y a des fontaines qui sont très célèbres et toujours noires de gens.  Vers trois heures, je me reposais devant ma boulangerie à une petite table et je regardais les gens qui passaient et qui étaient ensembles près des fontaines.  Tout à coup, il y a eu un cri de suprise de la foule et puis beaucoup de personnes ont commencé à faire un cercle autour d’une des  fontaines.  Je ne pouvais pas voir le spectacle malgré la proximité.  Mais quand je me suis approchée, je pouvais voir que c’était Céline que tous les gens regardaient.  Elle dansait sur le bord de la fontaine avec beaucoup de grâce et comme si elle dansait le personnage de la fée dans <<Casse-Noisette. >>  Les autres enfants qui la regardaient, ont dû penser qu’il serait amusant de se joindre au spectacle, et ils ont commencé à danser aussi autour de la fontaine.  Soudain, Céline les a poussés dans l’eau un à un et puis elle a salué la foule pendant que tout le monde hurlait de rire.  Donc, mes conclusions étaient confirmées: en vérité, Céline est une ingénue.

    En analysant Céline, j’ai réalisé qu’elle n’est pas quelqu’un de très désagréable et qu’elle est loin d’être quelqu’un de dégoutant.  Mais c’est une personne qui n’aime que l’attention, toute l’attention.  Céline est seulement une jeune belle fille qui peut gagner toute l’attention de quiconque.  Il est vrai qu’elle n’est pas souvent très sympathique aux autres et souvent ses actions la décrivent negativement.  Mais malgrè tous ces facteurs, je crois qu’elle est vraiment juste une petite fille qui aime l’attention.  Et parce qu’elle la trouvera de n’importe quelle façon, on peut dire qu’elle est absolument ingénue.


Jodi Parks
Christophe et Céline... pas exactement une histoire d'amour!

    Maintenant, je dois faire quelque chose que je déteste!  Je dois m’excuser auprès de Céline, ma méchante voisine.  La situation est très injuste!  Je vais vous raconter toute l’histoire.

    Hier, alors que je mangeais mon beignet au chocolat à la boulangerie, j’avais vu ma voisine Cécile.  Je n’aime pas Céline parce qu’elle est méchante avec moi.  Elle pense qu’elle est la meilleure fille du monde— mais moi, je ne le crois pas!  Alors, quand elle a commandé un beignet à l’abricot, j’ai décidé de dire quelque chose.

    J’ai dit, <<Pourquoi vas-tu manger un beignet, les beignets sont gras!>>  Elle n’a pas aimé cette remarque.  Elle a répondu, <<Les beignets à l’abricots sont moins gras que les beignets au chocolat!>>

    <<Tu seras grosse si tu manges beaucoup de beignets!  Il n’y a aucune grosses danseuses étoile!  Tu ne pourra pas sauter, tu seras si grosse!>>  A ce moment, la mère de Céline est entrée dans la boulangerie.  Céline a commencé de crier.  Elle lui a dit, <<Christophe est méchant!  Il m’a dit que je suis grosse!>>  Ce n’est pas vrai, pas totalement, j’ai dit qu’elle serait grosse si elle mange beacoup de beignets, je n’ai jamais dit qu’elle était grosse!  Mais, je ne pouvais pas répondre avant que sa mère s’écrie, <<Je dirai à ta mère ce que tu as dit!>>  Toutes les personnes dans la boulangerie me regardaient.  Je voulais me cacher.  Tout le monde pensait que j’étais méchant, mais elle avait été méchante avec moi l’autre jour.  Elle m’a dit que je n’avais pas de dextérité et elle m’a agacée.  Ce n’est pas juste!  Elle est aussi méchante que moi!

    La mère de Céline a dit, <<Allons-y, nous sommes en retard pour le cours de danse.>>  J’ai été heureux quand elles ont été parties, mais j’ai mangé mon beignet rapidement et je suis parti aussi.  J’ai pris mon skateboard et j’ai patiné vite à la maison de mon ami.  J’ai tout dit à George, mon ami, sur l’incident.  Nous étions d’accord sur le fait que Céline est une méchante fille —c’était sa faute si j’ai eu des ennuis.  Mais, tout de même, je n’ai pas encore voulu aller chez moi.  Ma mère ne se fâchait pas souvent, mais quand elle se fâchait, c’était terrible!  Alors, j’avais peur d’aller à la maison.

    Quand je suis rentré à la maison, mes soeurs souriaient et mon père et ma mère n’avaient pas l’air heureux.  Ma mère a dit, <<Qu’est-ce que tu as encore fait à Céline?>>  J’ai répondu, <<Rien.>>  Ça,  c’était pas la bonne la réponse.  Ma mère a commencé de crier après moi.  Mon père a dit, <<Va à ta chambre, pas de dîner ce soir pour toi!>>  J’ai couru à ma chambre et j’ai claqué la porte.  C’est très injuste, j’étais  furieux!  Céline devrait être ici, pas moi!

    Plus tard, après dîner, ma mère est rentrée ma chambre.  Elle a dit, <<A cause de tes actions, j’enlève ton skateboard pour une semaine.  Tu devras aussi t’excuser auprès de Céline demain.  Je pense que c’est juste.  Bonne nuit.>>  Ugh!  Je détestais ma mère!  Je ne voulais plus jamais voir Céline ni sa mère et je voulais mon skateboard!  Je ne pouvais pas vivre sans mon skateboard!  Ma vie était horrible!

    Le matin suivant (aujourd’hui), ma mère m’a dit, <<Tu dois t’excuser auprès de Céline maintenant.  J’irai avec toi.>>  Alors, je me suis habillé, lavé le visage, et brossé les cheveux.  Et maintenant nous y sommes...  Souhaitez-moi bonne chance et à la semaine prochaine mes amis!


George Zaborowski
Etienne raconte la vie de Cédric

    Quand il n’avait que 15 ans ses parents ont été tués dans un accident de voiture. Récemment la femme qui était l’amour de sa vie a été renversée par une voiture et elle est morte elle aussi.  À 35 ans il a déjà perdu toutes les personnes les plus importantes de sa vie.  Cédric Deschamps est un homme qui a beaucoup souffert dans sa vie mais il  persévère.  Mais comment fait-il ?  La plupart d’entre nous ne pourraient pas vivre une vie normale après des catastrophes comme ça.  Cédric, cependant, sait comment se reposer et s’amuser.  Dans sa vie il a trouvé la passion pour la peinture, la musique et la danse.  Il a également réalisé son rêve de devenir conducteur de train. Malheureusement, comme vous pouvez le voir la vie pour Cédric n’a pas été facile.

    Après la mort de ses parents Cédric et son frère Yannick ont dû quitter leur ville natale, Lyon, pour aller vivre avec leurs grands-parents à Paris.  Au début c’était très dur, sa vie était misérable.  Il  détestait Paris, il restait toujours à la maison et il n’était pas motivé au lycée.  En plus depuis il a dû laisser ses amis à Lyon il ne pouvait jamais être vraiment heureux sans eux.
Les grands-parents de Cédric étaient incroyables donc son état d’esprit morose n’a pas duré longtemps. Ils lui ont dit qu’il devrait avoir une attitude positive, qu’il devrait chasser ses rêves et faire ce qu’il aimerait.  Cédric a muri très rapidement les premiers mois à Paris.  Il s’est rendu compte que rien n’allait changer du fait que ses parents étaient morts.  Sa vie ne serait jamais comme celle d’autres enfants.  Cédric a suivi le conseil de ses grands-parents et il a changé son attitude négative.

    Son rêve depuis toujours était de devenir conducteur de train.  Pour qu’il devienne conducteur il faut beaucoup étudier, et il a étudié énormément, je vous assure.  Quand il a passé son bac, la note qu’il a reçue l’a placé au niveau national.  Après le bac il est allé à la SNCF.  Rapidement, il a appris tout ce dont il a eu besoin pour devenir conducteur.  Les profs à la SNCF ont vu qu’il était doué et il est devenu le plus jeune à jamais conduire un TGV !


Sara Lupo
Angélique admire Clara

    Imaginez une personne à qui vous pouvez dire n’importe quoi.  Elle n’est pas votre parent, mais elle lui ressemble.  La grande différence est qu’elle ne vous punit pas.  Elle vous donne son temps et des souvenirs et quelquefois des petits cadeaux, mais les conversations sont toujours les meilleures.  Elle a l’air de connaître tout le monde.  Elle est vieille donc elle a une grande expérience et de bonnes histoires.  Pour moi, c’est ma meilleure amie, un modèle, et presque une partie de la famille.  Je suis très heureuse d’avoir une personne comme ça près de moi.  Elle s’appelle Clara et c’est ma voisine.

     Clara est veuve, et elle a ses propres enfants, mais je pense à elle comme à une deuxième mère.  En plus, il y a des fois où je pense qu’elle ne sait pas que je ne suis pas sa petite fille.  Elle en a tant qu’il est très possible qu’elle ne sache pas tous leurs noms.  Si elle ne savait pas leurs noms, elle ne saurait pas que je ne suis pas la sienne.  Par contre, je sais qu’elle me connaît et elle sait que j’habite au même étage.  Peut-être sommes-nous plus proches qu’elle et ses petits enfants.  Mais cela n’est pas ce qui est  important pour moi, elle est magnifique donc je l’aime.
 Ses histoires sont incroyables.  Elle vient d’Espagne donc elle me raconte sa vie quand elle était jeune.  J’ai pensé que ma vie dans le sud de la France était très différente d’ici, mais ce n’est rien quand je l’entends parler de sa vie en Espagne.  Bien qu’elle ait déménagé très loin, et dans une grande ville française, sa famille a essayé de sauver leur esprit.  Ils ont eu une maison à la campagne où ils ont gardé leurs chevaux.  Je pense que ses chevaux sont  son souvenir favori.  Elle a fait de l’équitation pendant de nombreuses années, et maintenant ses enfants ont des chevaux.  Je n’ai jamais essayé d’en faire, mais elle me dit que s’il y a du temps, un de ses enfants m’enseignera.

    Ses six années à Madrid sont très différentes de tout ce que je peux imaginer.  Je comprends que tous les pays d’Europe sont différents, mais je n’ai jamais visité l’Espagne.  Je ne sais guère de l’Espagne, de sa langue, ni même de sa culture.  Elle m’explique, mais je ne comprends pas tout.  Elle parle de la pauvreté, de la nourriture, et des événements.  Ils sont étranges pour moi, mais peut-être pas pour les Espagnols.  Elle parle des grandes différences entre habiter à Madrid, et habiter sur les Champs Élysées.  Paris est surtout une grande ville, et les Champs Élysées sont très commerciaux, pas comme ce qu’elle m’a dit de l’Espagne.  C’est pourquoi sa famille est venue ici.  Son père travaille pour une chaîne de magasins.

    Comme modèle, elle m’inspire d’être une meilleure personne.  Je suis jeune donc je peux apprendre facilement tout ce que je veux.  Je la regarde quand elle écrit dans son journal et je pense que je vais commencer un journal pour ma vie.  Ça peut être plus facile qu’attendre jusqu’à ce que j’aie 80 ans.  Je suppose qu’il est difficile de se souvenir de ce qui s’est passé quand on était petit, et je ne voudrais pas oublier les grands événements de ma vie.  Je ne vais pas la copier, mais j’espère que je pourrai être une femme aussi forte qu’elle.

    Mes histoires favorites sont celles de son amour avec Antoine.  Elle avait seulement 18 ans quand ils ont fait connaissance.  Je voudrais être amoureuse de quelqu’un, mais je sais que j’ai seulement 12 ans, donc j’ai du temps pour trouver un homme parfait.  Il est difficile d’avoir 12 ans parce qu’il n’y a pas beaucoup de garçons qui aiment les filles à cet âge.  Ils pensent encore que nous sommes étranges.  En plus, mes parents ne me laisseront pas sortir avec des garçons jusqu’à ce que j’aie 16 ans.  Ils disent que les choses qui se passent pendant un rendez-vous sont trop adultes pour moi.  Il est difficile d’être la plus âgée.  Mes parents veulent que je reste jeune pour toute ma vie.  Mais son amour est le meilleur.  Ils étaient mariés depuis 55 ans quand Antoine est mort.  Il lui manque toujours, mais Clara accepte sa mort, et pour se sentir mieux, elle se souvient des moments heureux qu’ils ont passés ensemble, et les écrit dans son journal.

    Clara a beaucoup de temps libre et elle est plus proche que ma vraie grand-mère donc je lui parle plus qu’à ma grand-mère.  Elle reste presque toujours au Café Chloé et quand elle n’écrit pas dans son journal, nous parlons.  Quand j’en ai besoin, elle m’écoute, mais la plupart du temps, elle raconte des histoires de sa vie.  C’est ma personne parfaite, la personne dont on rêve normalement, une amie, et un modèle qui m’aide avec les problèmes de ma vie en donnant des exemples de la sienne.


Kristen Krausfeldt
Leslie et Maude ... une rencontre brutale

     Zut ! De quoi est ce que j’ai besoin pour faire le dîner ?  La liste est sur la table dans ma cuisine, et je suis ici à l’épicerie. Alors, je fais les cent pas dans les allées et j’essaie de me souvenir des choses sur le papier. Je déteste faire les courses chez l’épicier. Il est toujours très froid ! Alors, je me dépêche pour rentrer chez moi plus vite. Je marche dans la rue vers l’immeuble où j’habite. Elle est assez jolie, cette rue. J’aime bien l’apparence  des arbres en fleurs rangés sur le trottoir, et l’odeur du pain qui s’échappe des  boulangeries. Mon appartement n’est pas vraiment chic, il est très petit et au quatrième étage,  mais j’aime cet arrondissement.

     Je prends l’escalier pour rentrer chez moi, mais je ne peux pas voir à cause de toutes les choses que je porte. Comme mes sacs sont très lourds, je monte rapidement. C’est maintenant que je souhaiterais habiter au premier étage ! Je n’en ai aucune idée, mais quelqu’un est en train de descendre au même moment. Alors, je percute une femme avec un grand vase. Toutes mes provisions tombent et son vase est cassé.  Quel désastre !  Je me rends compte que cette femme est une de mes voisines de l’immeuble !

    Je pense qu’elle s’appelle Maude.  Je sais qu’elle habite au deuxième étage. Elle a beaucoup de chats, et mon chat Bijoux est toujours vers son appartement. Une fois, je ne pouvais pas trouver Bijoux et je l’ai retrouvé dans son appartement avec les autres chats. (J’espère qu’il n’a jamais de chatons avec une de ses chattes !) Cette femme est un peu bizarre je pense. Elle a probablement trente ans (environ ) et elle n’a jamais de petits-amis, seulement ses chats.

    Alors, je me relève et ramasse toutes mes affaires. Je fais mes excuses à Maude pour son vase qui est cassé, mais elle n’accepte pas. Elle est très sèche avec moi et me dit que je devrai payer son vase. Mais, ce vase était très laid et ressemble à tous ses autres ! (Elle a beaucoup beaucoup de vases exactement comme celui-ci, mais encore plus laids !) La rumeur dans l’immeuble est qu’elle est obsèdée par les vases !  En tout cas, ce n’était  pas ma faute, si elle ne m’a pas vue ! Je dis encore  une fois« Pardonnez- moi » et je continue à monter l’escalier vers mon appartement.

     Quand je rentre finalement chez moi, je jette la plupart de mes provisions dans la poubelle parce qu’elles se sont cassées dans la collision avec Maude. Je pense que Maude n’est pas une femme heureuse. Elle parait être une  forte femme qui travaille et rien d’autre. Je n’ai jamais vu Maude au restaurant ou à la disco, et elle n’est pas beaucoup plus âgée que moi.

    Je ne connais pas bien mes voisins. Je pense que ce serait une bonne idée d’essayer de rencontrer beaucoup plus de ces gens. Je suis une femme très curieuse, et comme on dit en anglais, « la curiosité a tué le chat. » La curiosité c’est mon vice, et cela peut être un problème chez  moi !


Melissa Gonzalez
Melissa parle de sa cliente: Clara Gallegos Del Villar



     Elle arrive toujours à la même heure et elle s’assied au même lieu. Elle sort son journal et son stylo à encre de son sac. Elle demande un cappuccino avec deux sucres et un croissant. Elle arrange les couverts sur la table et met sa serviette sur ses genoux. Après elle commence à rêver pendant quinze minutes avant de commencer à écrire. Elle s’appelle Clara Gallegos del Villar.
 Clara est ma meilleure cliente au café. C’est une des locataires de l’immeuble qui habite au premier étage. C’est une femme de 83 ans avec 11 enfants qui sont déjà grands. Après 55 ans de mariage son mari est mort. Il l’a laissée avec assez argent pour vivre dans une grande maison dans le meilleur arrondissement de Paris, mais la solitude d’une maison comme cela lui a fait rechercher un endroit plus animé pour vivre. C’est comme cela que Clara est arrivée à l’immeuble du 3 Place de la Sorbonne.  Je crois qu’il y a une certain amitié entre nous parce que nous sommes arrivés à l’immeuble presque en même temps ; elle était la nouvelle locataire et j’étais la nouvelle serveuse au café. Elle m’a beaucoup aidée quand j’avais des problèmes et elle est devenue comme une deuxième mère pour moi et une grand-mère pour Maya.

     Clara est une femme très douce. Tous ceux qui la connaissent, l'aiment. Je pense qu’il est impossible qu’elle ait eu un seul ennemi dans sa vie. Ses enfants viennent la voir très souvent. Elle est toujours entourée de ses petits-enfants qui sautent et courent autour d’elle. Je pense qu’elle vit seulement pour voir leurs sourires. Ils savent qu’ils trouveront toujours des bonbons et des biscuits dans sa maison.

     Quand Clara s’assied à mon café pour écrire, je sais qu’un monde de souvenirs vient à sa tête. Quelquefois elle rit toute seule mais aussi il y a d’autres fois où je vois une larme au coin de son œil. Elle est toujours disposée à me raconter des histoires au sujet de sa vie et de me donner de bons conseils. Elle a été avec moi pendant toute ma relation avec mon ex et m’a aidée quand Maya est née. Les histoires de sa vie avec son mari sont la seule chose que m’aide à avoir confiance dans les hommes une autre fois.

     De tous les locataires de l’immeuble Clara Gallegos est celle qui me semble la plus intéressante. Sa vie, remplie d’événements, est comme un manuel d’instructions qui m’aide à prendre mes propres décisions. C’est vraiment une bonne amie pour moi.
 
 
 



Mina Elison
Clara, une amie de Mme Lin WoPhan

    La première fois je l’ai vue, elle était en train d’essayer de monter les escaliers avec plusieurs sacs pleins d’articles qu’elle avait achetés à l’épicerie. Cette femme semblait un peu faible et elle avait des difficultés, alors je l’ai aidée.  Elle s’appelle Clara Gallegos del Villar, une très gentille femme qui habite au premier étage.  Cette femme extraordinaire a 83 ans, elle a 11 enfants et une histoire très intéressante.   Elle est pleine de sagesse et c’est la raison pour laquelle nous sommes devenues des amies.

    Mme Gallegos et moi, nous sommes très similaires.  Elle est venue ici d’Espagne avec sa famille quand elle était assez jeune et je suis venue du Vietnam quand j’étais jeune aussi.  Nous comprenons les difficultés qu’on trouve quand on habite dans un endroit différent avec des cultures différentes. Nous avons dû nous adapter un peu et nous sommes très connectées avec notre culture.  Nous sommes françaises, mais avec une histoire un peu plus compliquée.
 J’adore parler avec Clara parce qu’elle a toujours quelque chose à dire.  Nous pouvons bavarder longtemps au café au rez-de-chaussée.  Elle est là tous les jours.  Elle écrit dans son journal, l’histoire de sa vie.  J’ai de la chance ; elle partage son histoire avec moi.  Pendant chaque conversation entre nous, je vois un petit morceau de sa vie, un souvenir et j’apprends beaucoup d’elle.  Elle est mon «professeur de vie ».  A la différence  des femmes au salon de beauté, elle est ma psychologue. Je peux discuter de n’importe quoi avec elle, de politique, des vies secrètes des vedettes et de mon sujet favori, l’amour.  Elle sait beaucoup de ces sujets, spécialement la politique parce que son mari était un homme politique.  Elle sait beaucoup de choses des vies personnelles des personnages politiques et nous faisons des commérages tout le temps.  Son opinion est forte, et elle n’a pas peur de dire ce qu’elle veut dire.  En même temps, je n’ai jamais peur de parler avec elle parce qu’elle écoute bien et est toujours calme.

    Presque chaque jour quand je rentre à notre immeuble, je vois Clara au Café Chloé.  Si j’ai le temps, je m’assieds avec elle.  Elle parle souvent de sa vie avant la mort de son mari, Antoine.  C’était très difficile pour elle de vivre sans lui.  Mais, elle a de la chance d’avoir ses enfants.  Tous ses 11 enfants sont mariés et ils ont 51 petits-enfants.  Elle est bien occupée avec les anniversaires, les remises de diplômes et les petites fêtes.  Quelquefois, je pense qu’elle se sent isolée dans son appartement, mais c’est bon qu’elle puisse aller au café et écrire, car là,  il y a beaucoup de personnes avec qui elle peut discuter.  Elle était toujours entourée par des membres de sa grande famille.  Elle a sept frères et quatre sœurs donc il y avait toujours quelqu’un avec qui elle pouvait parler.  Elle adore les enfants et elle parle de son enfance à Madrid et à Paris.  Elle habitait à la campagne avec des chevaux.  Elle m’a dit qu’elle écrit souvent sur sa jeunesse. Elle a beaucoup d’histoires à travers lesquelles elle veut que ses enfants et petits-enfants puissent se souvenir de leur mère et leur grand-mère.

    Pour une femme qui a 83 ans, elle est en bonne forme et se soigne bien. Elle aime tricoter et elle fait des couvertures pour ses petits-enfants.  Elle est très fière de ses petits-enfants et elle doit les gâter quand ils lui rendent visite.  Pour elle, la famille est très importante.  Nous avons de la chance d’avoir une femme comme elle qui habite dans notre immeuble. Mme Clara est une femme que je respecte beaucoup ; elle est honnête et toujours reconnaissante de tous les événements dans sa vie !


Dragan Plakalovic
Mario vu par un autre fan de football, Sébastien

     Je vais vous presénter Mario Titadini. C'est mon voisin qui habite au même étage que moi, au quatrième. C'est un homme solitaire, et il a quarante cinq ans. Sa profession est arbitre de football. Étant français, j’aime le football comme la majorité des français. Il a toujours des histoires intéressantes à raconter. C'est un homme qui adore son travail et qui est heureux quand il part arbitrer un match de football. Plusieurs fois, il m'a demandé si je voulais venir avec lui et assister à un match de football, parce qu'il peut obtenir des billets gratuits. Mais, je n'ai pas beaucoup de temps, parce que j'ai des résponsabilités avec mon travail et ma famille. C'est un homme libre. Quelquefois, je désire avoir plus de temps pour faire quelque chose qui m'intéresse.

     Il ne passe pas beaucoup de temps à son appartement, mais quand je le vois, il me dit une anecdote. Il passe une grande partie de la journée à assister aux matchs de football. Je reçois la meilleure information de ce qui se passe dans le monde sportif grâce à lui. En général, Mario est le voisin avec qui je parle le plus. Il est simple, mais il sait beaucoup de choses intéressantes, alors j'aime discuter avec lui. J'essaie de l'inviter à dîner chez moi chaque fois que possible. Mon fils Marc l'aime parce que Mario lui a donné un ballon. Il joue, mais il aime mieux son vélo. Un autre fois, Mario lui a donné une tablette de chocolat. Il adore le chocolat et les bonbons au chocolat. Mario a aussi promis à Marc de l'amener au match de football.

     Une fois, nous sommes allés au café qui est situé dans notre immeuble. Nous avons voulu jouer aux dominos. C'était un bonne occasion de lui demander de parler de sa famille et d'où il venait. Il m'a raconté l'histoire de sa vie. Il a un fond intéressant. Je m'intéresse à apprendre la diversité des gens. Il a  beaucoup de respect pour les autres. Il n'y a rien, pas une chose, mauvaise à apprendre de lui. Il est très cultivé. Il a parlé des traditions qu'il pratique maintenant et qu'il a pratiquées dans son pays. Il vient d'une famille de six enfants. Il parle de ses frères et soeurs tout le temps. Il leur téléphone chaque mois. Sa mère a dû travailler tout en s'occupant de six enfants. Il parle aussi de sa grand-mère qui n'est pas en bonne santé. Il lui rendait visite plus qu'à sa mère parce qu'elle devait travailler.

     Mario est un voisin magnifique. Je ne peux pas imaginer de problème entre nous.
 


Claudia de la Fuente
Clara étudie l'éducation de Céline D’Arcy

     Il y a beaucoup de voisins dans l’immeuble, mais il y a une voisine que je préfère parmi toutes.  Cette voisine est une petite fille qui s’appelle Céline D’Arcy.  Elle a onze ans, et elle habite au troisième étage.  Céline est une très jolie fille qui vit pour la danse.  Je pense que je ne connais personne de l’âge de Céline qui aime quelque chose comme elle aime la danse.  Selon moi, c’est une fille qui a grandi très vite à cause des incidents qui se sont passés dans sa vie.

     Quand je pense à Céline, je me souviens un peu de mon enfance.  Non, je n’ai pas dansé, mais je pense que sa vie est un peu comme la mienne.  Par exemple, elle habitait en Suisse avant de déménager à Paris.  Je suis née en Espagne, mais je suis arrivée à Paris il y a déjà plusieurs années.  Donc, je connais l’expérience d’être la « nouvelle », et de n’avoir pas d’amis.  Je pense qu’elle ne s’inquiète pas beaucoup de ça, parce que si elle peut danser, elle ne s’intéresse pas aux autres choses.

    La mère de Céline est un peu bizarre.  Je ne suis pas d’accord avec elle quand elle lui dit que « les femmes n’ont aucun besoin des hommes. »  Je peux comprendre qu’elle a eu une mauvaise expérience, mais ce n’est pas une raison pour dire ces choses à Céline.  Céline ne s’intéressera jamais aux hommes si elle pense toujours que les hommes sont des « animaux sales. »  Je crois que le divorce était très difficile pour sa mère, donc elle enseigne à Céline que les hommes ne sont pas nécessaires, et qu’ils rendent la lutte de la vie plus difficile pour les femmes.

    Quand on a une mère qui ne donne pas de bons exemples, on ne peut pas espérer que l’enfant ait de bons principes.  Personne ne lui enseigne qu’il y a des choses pour lesquelles on doit travailler très dur.  Oui, je sais que la danse est très difficile, et elle travaille dur, mais c’est la seule chose pour laquelle elle fait quelque effort.  Je me souviens quand je venais d’arriver à Paris, mes parents me donnaient tout ce que je voulais.  Mais après deux ou trois mois, ça a changé.  Ils l’ont fait parce qu’ils savaient que le changement était difficile pour moi, mais après quelques temps, j’ai aimé Paris et je n’avais plus aucun problème.  Je crois que si mes parents me m’avaient donné tout ce que je voulais pendant toute ma vie, personne ne m’aimerait.  Les gens deviennent méchants quand ils obtiennent toujours ce qu’ils veulent.  Je ne suis pas d’accord, il est nécessaire de travailler pour obtenir quelques luxes.

    Céline est une fille très belle, mais si quelqu’un la connaît, elle devient un peu comme la Bête de l’histoire.  Je suis d’accord qu’elle paraît un ange, mais elle est snob.  On ne peut pas être son amie si on est une danseuse meilleure qu’elle, ou si on est belle aussi.  Elle ne le tolère pas.  C’est dommage parce qu’elle très gentille avec moi, mais j’ai vu plusieurs fois comme elle parle aux autres filles.  Elle à l’air de ne pas vouloir d’amis, mais je pense qu’au fond du cœur, elle veut pouvoir faire comme toutes les autres filles.

    Une autre chose que j’ai vue dès que j’ai connu Céline c’est que si les personnes qu’elle connaît ne sont pas riches ou célèbres, elle ne s’intéresse pas à elles.  Elle ne parle pas avec ces personnes.  Je ne comprends pas comment sa mère lui permet ça, parce que c’est impoli.  Mais je crois que quelqu’un a le droit d’élever ses enfants comme il veut.  Je ne suis pas contre Céline, je m’intéresse vraiment à elle, et j’écris souvent dans mes journaux quelques histoires qu’elle me raconte.  Par exemple, elle parle beaucoup de la Suisse, et de son instructeur de danse là.  Je pense que Céline a un sentiment spécial pour son instructeur, mais elle ne l’admet pas.  Elle dit que c’est seulement une autre personne dans sa vie.  Mais si on pense aux heures qu’elles ont passées ensembles, il faut qu’il y ait quelque sentiment.  Quand j’étais petite, j’avais un instructeur d’équitation, et nous étions amis.  Je pense que c’est naturel, n’est-ce pas ?

    Bon, une dernière chose que je veux mentionner de Céline c’est qu’elle est fille unique.  Dans ma maison il y avait plusieurs enfants, donc je ne peux pas m’identifier avec le sentiment d’être une fille unique.  Je crois que les parents sont différents s’ils ont seulement un enfant, mais ça ne doit pas être une raison pour qu’elle ne soit pas amicale.  J’ai vraiment besoin de comprendre, parce que je ne pense pas que Céline soit coupable d’être comme ça, mais elle a onze ans, elle n’a pas 5 ans !  C’est un peu bizarre, et j’espère qu’elle continuera à venir me voir. Céline est très curieuse, et elle me fait rire, donc nous passons de bons moments ensemble.  Elle a besoin d’amis ; quelqu’un avec qui elle peut parler, et je crois qu’elle parle avec moi parce qu’elle peut voir dans mes yeux l’expérience d’une vie très longue, et elle sait que je n’irai pas chez elle pour répéter tout ce qu’elle me dit à sa mère.


Samir Chala
Mario admire Leslie Debard

    Je suis vraiment content que mon appartment soit situé à côté de celui de Melle Leslie Debard.   Leslie est une voisine qui parait sympa, gentille et professionnelle.   Elle doit avoir la  trentaine peut-être.  Elle a de longs cheveux raides et blonds avec des yeux bleus
électriques, je me suis toujours demandé si elle est d’origine Scandinave.

    Hier matin vers cinq heures vingt du matin, quand je partais à la Gare Du Nord, je l’ai
rencontrée dans les escaliers ; elle était habillée d’un jogging de couleur sombre, et sur son visage rond à la peau blanche comme de la neige, j’ai remarqué de la sueur qui
faisait briller son frond.  Leslie est une femme qui parait de bonne humeur si tôt le matin, alors que tout était encore si calme que si une aiguille était tombé, on aurait entendu son bruit.  Elle avait un joli sourire avec une dentition blanche et brillante comme un diamant!  Elle me dit bonjour comme toujours avec sa voix douce.

    Leslie est une femme de petite taille, elle doit mesurer environ un mètre cinquante deux.
C’est une femme sportive, calme et professionnelle.   Elle semble sûre d’elle, et organisée.   Leslie à l’habitude de quitter son appartment vers cinq heures du matin pour faire du sport, et environ une heure après, j’entends toujours le son de l’eau du robinet à forte pression venant de sa salle de bain, parce que le mur de ma chambre à coucher est commun avec le mur de sa salle de bain.

    Chaque jour aussi, vers environ sept heures du matin, j’entends la porte de son
entrée se fermer,  le son des clés qui se balancent contre sa porte en boix d’acajou.  Une
fois que la porte est fermée,  on percoit le son des talons sur le parquet du palier ciré
chaque jour par Mme Boileau, et soudain le silence réapparait dans les éscaliers, sauf le
weekend où il y a un silence total jusqu’à au moins dix heures du matin.

    Leslie est  professeur de danse à Paris, et elle me disait l’autre jour qu’elle avait
démenagé de Bruxelles depuis dix ans, pour poursuivre une carrière dans la danse.  C’est une femme trés motivée, de bon coeur et qui aime aider les gens et même ses élèves, à qui elle souhaite qu’ils soient célèbres un jour.   Elle espère que peut être ils apprécierons un beau jour son métier.

    C’est une femme qui travaille vraiment dur, et qui prend son travail sérieusement.  Je
ne l’ai jamais ni vue ni entendue se disputer, avec des voisins ou des clients au Café du
coin, où je la rencontre le dimanche avec un jeune homme qui doit être son copain.

    Elle est toujours bien coiffeé, les cheveux bien tirés derrière son dos et couvrant son petit  cou fin.  Je l’apercois rarement maquillée, parce que déjà sans maquillage, ses yeux sont vivants, grands et attrayants et lui donnent un air très doux.

    Elle s’habille bien, je dirai de style classique, un style qui me rappelle toujours Jaquie
Kennedy avec sa marche légère et assurée.  C’est une femme qui a l’air d’aimer les
couleurs pastels, gaies et qui la mettent en relief comme les fleurs que mon grand frère me ramenait de Moscou quand j’avais six ans.

    Elle porte toujours des bijoux fins, pas trop encombrants, une ou deux bagues sur ses doigts longs et fins comme un manequin.  Leslie a un bon carractère, elle paraît toujours
souriante, avec des gestes lents, mais plein d’énergie et de volonté.

    Mais c’est aussi une femme privée, une femme qui ne s’est jamais plainte de quoi que se soit depuis que je la connais, mais aussi qui ne parle pas souvent de sa vie, sa famille ni de ses amis. C’est une femme que je respecte beaucoup, et dont j’apprécie la camaraderie.
 


Tracey Millichap
Isabelle rencontre Céline

    Hier soir, quand je suis rentrée de mon travail, il y avait une petite touffe de poils devant ma porte. Un calicot adorable, il criait « Miaou, miaou », et il brossait ma cheville de la patte. Il était certainement perdu. Je l’ai pris dans mes bras, et je suis descendue au rez-de-chaussée chez Madame Boileau, la concierge. Quand je lui ai demandé si elle savait qui était le propriétaire du chat, elle m’a indiqué que c’était le chat de la petite fille, Céline Darcy, au deuxième étage. J’ai monté le chaton par l’escalier. Quand j’ai sonné, une jeune fille, habillée comme une ballerine, avec ses cheveux dans un chignon, et avec un port de tête très droit, ouvrit la porte doucement. Quelle joie elle avait de voir son petit chat! Elle m’a remercié à l’infini. Puis, elle m’a invitée à prendre du thé avec elle. L’appartement était rempli à ras bord de tableaux et des figurines de danse. Je n’ai jamais vu de décor si bizarre dans un salon. La musique classique jouée délicatement à la radio, comme si cela pouvait calmer la pagaille dans la pièce.

    Céline a crié à sa mère, qui était dans une autre salle, de préparer tout de suite du thé. Sa mère lui a répondu qu’elle était au téléphone, et, qu’en plus, c’était très important. Céline l’a réclamé en disant que cela n’était pas si important que son thé. J’étais étonnée d’entendre une jeune fille parler comme ça à sa mère. Cinq minutes après, la maman est venue portant un plateau avec la théière et deux tasse à thé. La femme avait l’air vexée, et elle m’a à peine dit bonjour. Elle a demandé à Céline de chercher les petites serviettes dans le placard. Céline a répondu insolemment, qu’elle n’était pas la bonne! Sa mère ne lui rien dit, puis, elle les a cherchées elles-mêmes. J’étais choquée!

    Céline m’a raconté comme elle adorait la danse, et comme elle allait devenir une danseuse riche et célébrée. J’ai essayé de lui dire que je voulais être danseuse, aussi, quand j’étais jeune, mais, avant que je puisse dire un autre mot, elle m’a interrompue pour dire qu’elle était la danseuse la plus douée dans sa classe, et, en plus, qu’elle avait le corps parfait pour la danse. C’est vrai qu’elle est mince et fine, mes c’est normal à son age de 11 ans. J’ai peur que cette jeune fille, qui vit pour la danse, et rien d’autre, va avoir un très gros problème si à l’âge de 17 ans, elle se trouve avec une belle poitrine et des hanches énormes.

    D’après ce qu’elle m’a dit, elle n’a pas beaucoup d’amis de son âge, parce que les enfants ne pensaient pas que la danse est si importante qu’elle le croit. Elle m’a dit, aussi, qu’elle prenait des cours privés de danse classique. J’ai l’impression qu’elle aime la danse mieux que les gens. La danse à l’air de prendre la place de toutes les autres fascinations d’une enfant de son âge. Ou peut être, c’est qu’elle avait du mal à s’entendre avec les autres, et c’est pourquoi elle s’est plongée dans la danse. Mais je crois que c’est plutôt à cause de sa mère.

    Il paraît que sa mère a voulu être danseuse étoile, mais comme elle n’y est pas arrivée, elle vit maintenant son rêve par sa fille. Maintenant la mère fait tout pour que sa fille devienne une étoile. J’imagine que c’est la raison pour laquelle ses parents ne sont plus ensembles. Évidemment le père ne pouvait pas supporter ces deux femmes et leur passion pour la danse, qui était plus que de raison. Quelle tragédie pour lui, mais il est probablement plus content sans elles.

    Même, si Céline réussi en danse, mais sans changer, elle aura une vie isolée. Les gens ne la trouveront pas du tout intéressante si elle ne peut pas parler de quelque chose d’autre que la danse. Elle veut que tout le monde ne regarde qu’elle. Elle ne veut pas être égale avec les autres; elle veut être au-dessus de tout le monde. Elle n’apprécie pas les idées des autres, non plus. Elle m’avait dit qu'elle ne comprenait pas comment notre voisine, Lyn Wo Pham, pouvait supporter d’être manucure. Céline pense que c’est un travail sale et ennuyant. Elle ne peut pas voir que c’est aussi une forme d’art. Elle m’a fait remarquer, aussi, que le travail d’un autre voisin, Frederic Deschamps, était vraiment très bête. Il travaille pour le T.G.V, comme conducteur, un vrai honneur. Je suis certain que c’était aussi sa passion depuis qu’il était jeune. Céline ne voit pas que les rêves des autres sont aussi importants pour eux que le sien l’est à elle. Elle a une vision du monde qui et très limitée, et, malheureusement, cela va poser des problèmes dans sa vie.
La meilleure chose qui peut arriver à Céline, dans mon opinion, et qu’elle aurait un accident, par exemple, de casser sa jambe et qu’elle ne puisse plus danser. Comme ca, elle sera obligée de se rendre compte d’autres choses dans son monde que la danse. Elle prendrait conscience des autres études, comme l’histoire, les langues, ou la littérature, qui développerait son esprit. Puis, peut-être, elle pourrait communier mieux avec les gens. Et, si cela arrivait, on peut espérer qu’elle serait une jeune fille plus heureuse et plus gentille envers les autres. Elle verrait les points de vue de ses copains et de ses voisins, puisqu’elle serait plus ouverte et plus sympathique, et moins égoïste. Et peut être, sa mère serait-elle libérée de la prison de sa fille, et, elle pourrait avoir une vie à elle-même.

    Céline est une très jolie jeune fille, ambitieuse et dévouée à la danse. Ces sont les qualités que j’admire. Mais je me sens triste, aussi, de voir une jeune fille qui n’a rien qu’un rêve, qu’elle n’arrivera peut-être jamais à réaliser. Elle pourrait avoir son rêve sans sacrifier toutes les autres joies dans sa vie.

    Quand je la verrai dans l’immeuble, je vais essayer d’être surtout très gentille avec elle, et essayer de lui faire voir des choses intéressantes qu’elle ne connaît pas.