Les
meilleures histoires d'halloween
Les Locataires et Halloween
Je regrette d’admettre que notre immeuble soit devenu plus et plus américanisé.
En France, on se garde d’être
identifié avec les Américains, ce groupe de fauteurs
de troubles ! Mais il semble être impossible que la France se
garde complètement des traditions américaines. Après
tout, qui n’a pas un cousin, une sœur, des amis ou une
personne connue qui habite aux Etats-Unis ?
Mais la vérité est que la plupart des Français
ne sont pas si ouverts aux coutumes des autres, particulièrement
s’il
s’agit d’une tradition américaine. Notre petit échantillon
représentatif de la France, trouvé dans notre immeuble, a
eu
l’occasion de démontrer des réactions variées
à cette influence jeudi dernier.
Le trente-et-un octobre est une des fêtes
les plus célèbres parmi la jeunesse américaine. Alors,
tous les locataires
de l’immeuble étaient surpris quand deux touristes américains
sont venus frapper à nos portes pour demander des bonbons, le
« trick-or-treat » bien connu aux Etats-Unis, mais
moins connu en France. Les Français ont à peine commencé
à
entendre parler d’Halloween il y a trois ou quatre ans, et il n’est
pas encore très célébré. Voici nos expériences.
J’étais
dans la salle de bain en train de me brosser les dents quand tout à
coup j’ai entendu le premier coup à la porte.
C’était huit heures du soir. Qui cela pouvait-il être
? J’attendais une seconde de plus, mais les coups ont continué,
et je
pouvais entendre des voix animées et riantes. Je suis allée
vers la porte, et la surprise était plus pour moi que pour
eux quand j’ai ouvert! La femme, qui avait évidemment
eu un peu trop à boire, a crié « booooo ! »,
et le jeune
homme, habillé en pirate s’est mis à rire hystériquement.
La scène était tellement grotesque pour moi, que j’ai
fermé la porte violemment, comme si le pauvre couple voulait
me blesser. Ce n’était que cinq minutes plus tard que je
me suis rendu compte qu’il s’agissait d’halloween.
Ensuite je me
sentais très mal d’avoir été impolie avec les touristes
et je suis allée dans le vestibule pour voir si je
les pouvais trouver, mais je pense qu’ils étaient déjà
sortis. Gaétan Göbbels était là aussi, et il
m’a dit qu’il avait pensé que
les touristes avaient besoin d’argent, car la femme lui avait montré
son sac avec insistance. Alors il leur a donné de la
monnaie qu’il avait accumulée dans une boite. Comme le jeune
homme a dit « merci, merci » plusieurs fois,
Gaétan était satisfait, et est rentré à
son appartement.
Mais deux jours
après quand nous avons bavardé avec Yvette, une jeune voisine
de vingt ans, elle nous a
montré son dégoût de notre naïveté.
« Quoi ? Vous n’avez pas compris qu’ils venaient pour des bonbons
? » exclamait-elle.
Yvette avait été prête pour halloween, et elle-même
s’était habillé avec un costume de Marie-Antoinette.
Je crois que
la seule autre personne qui avait compris était Monique, mais
elle leur a donné des fruits. Tiare Captieux n'a pas ouvert
la porte, pensant qu'ils étaient des voleurs. Belle de Glaçon
leur a donné son autographe, Jean Pierre une carte de
Paris, et Jean Paul Acerbe une réprimande pour avoir interrompu
le silence paisible de son appartement.
v. beltran (O. Wu)
Hier, c'était Halloween. Je ne comprends pas ces fêtes
- peut-être est-ce une excuse pour les enfants americains
à obtenir des bons-bons. Mais hier, j'étais étonné
qu'un Américain (qui portait un costume d'un pirate) ait frappé
à ma
porte.
"Trick or treat. Give me candy!" a dit le gros enfant américain
.
"Je n'ai pas de bonbons. Alors, tu peux partir maintenant."
"I don't speak french. Now give me candy!" a-t-il insisté
avec rage. Manifestement un garçon avec des manières raffinées.
"In english then? I said, LEAVE!" je me suis écrié.
J'ai regardé l'Américain, qui tirait la langue et s'est dirigé
vers
l'appartement de Renée Revoir, où il a frappé
à la porte, et a demandé des bonbons.
"Ah, un petit pirate! C'est très bizarre de voir des
pirates à cette heure!" a-t-elle dit docilement.
"I want candy!"
"Je ne comprends pas l'anglais, désolée!" J'ai
vu le petit diable empoigner un oeuf dans son sac et le lancer à
la porte de Renée.
"Hey, get over here!" ai-je hurlé avec colère,
et l'Américain a commencé à courir. "Quel idiot,"
ai-je marmonné. Je
suis allé à mon appartement, ai trouvé une éponge,
et ai marché jusqu'à l'appartement de Renée.
"Est-ce que vous voulez que je vous aide?" lui ai-je demandé.
Elle a sourit. "Oui, merci Monsieur Acerbe."
"Happy Halloween," ai-je répondu.
Après l'incident avec le garçon américain et Renée
Revoir, j'ai suivi Ophélie Wu et Jean-Pierre du Pont à un
bal
masqué. Je ne voulais pas aller à un bal masqué,
mais j'avais besoin de suivre Jean-Pierre parce que maintenant
j'écris un livre sur lui. Ophèlie et Jean-Pierre ne savaient
pas que j'allais au bal aussi, et je portais un masque
de monstre pour me déguiser .
Quand nous sommes arrivés, j'étais étonné
de voir beaucoup de gens dans une grande maison. Il y avait
presque deux cents personnes, toutes masquées. Les
monstres, les fantomes, les animaux, les hommes
politiques...c'était intimidant. Il y avait de la musique
et tout le monde dansait.
Les petits gateaux d'apéritufs et les canapés
étaient delicieux, mais soudain, quelqu'un près du buffet
a commencé à
s'étouffer. Personne n'a vu la victime qui s'affolait. "Ophèlie!"
me suis-je écrié, "OPHELIE!!!"
Elle s'est retournée . "Qui m'appelle?"
"C'est moi! Jean-Paul Acerbe. S'il vous plait, venez rapidement.
Cet homme s'étouffe!"
"M. Acerbe? Qu'est-ce que vous faites ici?"
"Je vous le dirai plus tard, mais il faut aider cet homme!"
"Mon Dieu!" s'est-elle écriée, et elle s'est
depêchée vers lui. La musique s'est arrêtée et
tout le monde a regardé Ophèlie, qui
appuyait fortement sur l'estomac de l'homme.
Après deux minutes, nous avons vu un morceau de bonbon
jaillir de la bouche de l'homme. Tout le monde a
applaudi. L'homme a remercié Ophélie, et elle a souri.
J'étais inquiet qu'Ophélie et Jean-Pierre se demandent
la raison pour laquelle j'étais là, alors, je me suis
éclipsé discrètement avant qu'ils puissent me
trouver.
C'etait une soirée bizarre, au début avec Renée
Revoir et ensuite avec la bonté d'Ophélie. J'ai pu sentir
quelque
chose en moi, comme si ma coquille dure devenait plus tendre. J'ai
décidé d'oublier ces pensées et de retourner chez
moi.
r. stroik (J.P. Acerbe)