Mariann Sanchez
 
Jean-Luc Doreau

 Je m’appelle Jean Luc Doreau et j’ai quarante cinq ans.  Je suis né et j’ai vécu dans la province de Champagne, la terre des bonnes boissons.  J’ai quitté la Champagne pour suivre mes études à Paris pour être musicien.  Étant fou de musique classique, je suis devenu membre d’un orchestre.  Actuellement, je suis le plus important compositeur de l’Opéra de Paris.   À Paris, j’habite dans un appartement rue la Buci dans le sixième arrondissement.  Je suis riche mais je déteste les bourgeois et les grandes demeures, par conséquent je vis au quatrième étage.  J’économise, parce que j’aime voyager en Amérique du sud, en Asie, et dans les autres pays d’Europe.
 Je suis grand.  Mon visage paraît rectangulaire, surtout sous mes cheveux longs et bruns que je mets en queue de cheval.  Mon front fuyant et mes sourcils épais augmentent la taille de mes yeux verts.  Mon regard est direct, mais doux quand je parle avec d’autres personnes.  Mes pommettes sont toujours roses.  Je rougis toujours.  L’expression de mon visage est souriante et gaie.  Quand je travaille, mon expression est sérieuse.  Je m’habille comme chanteur de rock et je porte des vêtements sombres.  Avec ma boucle d’oreille, je parais trente ans.  Je marche lentement mais lourdement, j’aime le bruit.  La majorité du temps je suis content.
Je vis seul mais je ne suis pas seul.  J’ai un chien qui s’appelle Amadeus et mon appartement est plein d’instruments comme le piano, le violon et mon favori, la batterie.  J’étais marié à Dominique Dumeige mais nous avons divorcé trois ans plus tard, car elle m’avait trompé avec un homme de vingt ans qui était très riche. J’ai  deux petits garçons que je vois deux fois par mois.  Ca me rend triste, j’adore mes enfants.  Je déteste Dominique, je pense qu’elle est folle.  Mais la vie continue.  J’ai une petite amie maintenant.  Elle s’appelle Céline, elle est danseuse de Ballet.  Je l’ai rencontrée à l’Opéra Garnier.  Elle est très belle. La nuit je joue du tambour pour me relaxer.  Les soirées où je ne suis pas occupé, je vais au Petit Bistrot où Chez Le Blanc, les cafés à côté de l’immeuble pour voir les personnes qui passent.  Je sens que les visages sont intéressants, surtout les expressions.
J’ai un secret que personne ne sait.  La nuit, j’aime porter des vêtements de femme.  De temps en temps je fais des petits concerts de guitare dans les clubs habillé comme une femme.  La  nuit, je m’appelle Marie.  Je ne sais pas ce que je ferais si ma famille ou ma petite amie découvraient mon secret.